![]() |
||||||||||||||||||||||||
| |
||||||||||||||||||||||||
Ensemble, pour la Promotion d'une Authentique Culture de la Vie Vous tous, Mesdames et Messieurs, venus du Vatican, de l’Italie, de France, du Portugal, de l’Espagne, de la Belgique, du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Maroc, du Ghana, des 4 coins du Burkina Faso, soyez les bienvenues dans cette belle citée qu’est Ouaga 2000. Site à la fois moderne et traditionnel. En effet, si vous faites le tour, vous verrez des bâtiments modernes et des appartements qui calquent les styles de nos habitations traditionnelles. Certes, si nous sommes là ce matin, nous le devons au Très Haut. Mais soulignions-le fortement, de nombreuses personnes et institutions ont œuvré à la réalisation de ce congrès. Nous pensons d’emblée à la Conférence Épiscopale Italienne, à la Conférence Épiscopale Burkina Niger, à l’Académie Pontificale pour la Vie du Vatican qui nous ont soutenu dans la préparation de ce congrès. Nous ne pouvons pas ne pas citer les Maisons Abbott, SODIBO et la Cave Simporé qui nous ont prêté main forte. A l’aube de ce troisième millénaire, l’homme est toujours confronté à de nombreux problèmes. Par conséquent, nous aborderons les thèmes suivants : 1 - La Malnutrition. Elle a deux aspects : la suralimentation en Occident qui conduit à l’obésité, à l’hypercholestérolémie, au diabète, aux pathologies cardiovasculaires est un mal ; la sous-alimentation dans les pays en voie du développement qui se traduit en kwashiorkor ou en marasme qui tuent de nombreux enfants, constituent un problème de santé publique. De ces gros problèmes, viennent s’ajouter la problématique de la recherche scientifique moderne.En effet, depuis la découverte de l’ADN recombinant, l'homme a entre ses mains une force extraordinaire, une épée à double tranchant. Désormais, les chercheurs peuvent "créer" de nouveaux génotypes, de nouveaux micro-organismes, de nouvelles espèces tant animales que végétales, diagnostiquer et soigner des maladies héréditaires, élaborer des vaccins, des enzymes, des hormones, des anticorps monoclonaux, cloner des animaux supérieurs, tout comme ils peuvent fabriquer la bombe biologique à destruction de masse pour supprimer toute trace de vie sur terre. L'avenir de l'humanité semble être entre les mains de ces hommes de la recherche. Un fait est certain, en ce début du XXI° siècle, notre Culture devenue moins théorique se fait de plus en plus pragmatique, et l'accomplissement des espérances humaines d’aujourd’hui passe plus que jamais par la science et ses retombées pratiques dont les conséquences vont jusqu’à mettre en cause la base même de notre civilisation. Le premier défi du génie génétique réside dans le rythme vertigineux de ses propres progrès. Comment s’étonner de voir les scientifiques eux-mêmes pris de vertiges lorsqu’ils se sentent, avec raison, auteurs et protagonistes de cet incroyable développement ? Cependant, nous en sommes désormais, conscients : «Sciences sans conscience, n'est que ruine de l'âme» et déchéance de l’humanité (Rabelais). Toutes les erreurs ne pardonnent pas. Une erreur d’essaie clinique ou une manipulation scientifique ne pourrait-elle pas engendrer des monstres, des êtres humains chimériques ? Ce type d'erreur ne coûterait-elle pas cher à l'humanité du point de vue biologique, anthropologique, culturel, psychologique et social ? Mais faut-il pourtant se résigner et se laisser envahir par ces peurs sans trop chercher à discerner ce qui est éthiquement faisable de ce qui est hasardeux et donc aventureux ? Certes, il n’y a pas d’espérance sans peur tout comme n’y a pas de peur sans espérance. Quelles que soient les précautions prises par les chercheurs, ils n’obtiendront jamais le risque zéro en biotechnologie. Il y a toujours un risque. Mais ne dit-on pas aussi que « Qui ne risque rien n’a rien ?», mais il faut savoir bien risquer. Pour nous aujourd’hui, les défis à relever sont énormes. A travers la science moderne, l’Homme peut s’aliéner en développant consciemment ou inconsciemment un contre culture d’antivie, la culture de la mort. C’est incontestablement cette problématique qui justifie l’organisation de ce congrès de bioéthique qui nous rappellera sans doute, que nous tous, nous sommes nés trouver un monde viable et suffisamment beau et que nous avons le devoir de laisser, après nous, un cosmos et une civilisation d’espérance à nos arrières petits enfants. Avant de clorer cette intervention, un cri de cœur : « Vous tous, Avocats de la Vie : Chercheurs, Médecins, Philosophes, Pharmaciens, Biologistes, Juristes, Théologiens, Enseignants, Hommes Politiques, Décideurs, Journalistes, Infirmiers, Étudiants, Hommes de Dieu et de la Tradition…Ensemble, pour la promotion d’une authentique culture de la Vie ». |
|
|||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||