Face au fléau du VIH/SIDA, aux nombreuses
maladies endémiques et épidémiques comme le paludisme,
la Tuberculose, la méningite qui frappent aveuglement la population
Burkinabè déjà fragilisée par la pauvreté
et la misère, nous ne pouvons pas rester les mains croisées
pour attribuer la faute à la fatalité. Il faut faire quelque
chose : mais quoi ? Selon notre analyse de la situation, il fallait un centre
de recherche qui puisse étudier nos réalités sanitaires
afin de proposer des solutions appropriées. C'est dans ce sens que
nous nous activés pour la construction et l'équipement technique
de ce Centre de recherche :
par le VIH/SIDA et autres maladies infectieuses comme la tuberculose,
le paludisme et le suivi médical des enfants drépanocytaire
- un bon plateau technique moderne de recherche fondamentale et clinique
sur le VIH/SIDA, les hépatites B et C et les maladies génétiques
comme par exemple la drépanocytose
- une bonne formation de jeunes chercheurs : médecins, pharmaciens
et biologistes.
- La mise au point avec nos partenaires d'un Master en Génétique
moléculaire appliquée aux micro-organismes, aux végétaux
et aux animaux supérieurs.
POURQUOI LES CAMILLIENS ONT-ILS CONSTRUIT LE CENTRE DE RECHERCHE
CERBA ?
Accord avec le Ministère de la santé
du Burkina Faso
Selon un protocole d’Accord avec le ministère burkinabé
de la santé, le département de la santé peut demander
aux Camilliens un service sanitaire. Aussi, en 2000, une convention en
vue de mener des recherches dans les domaines des maladies infectieuses,
surtout sur le VIH/SIDA a été signée.
Par vocation et par charisme
Les camilliens travaillent pour l’amélioration des conditions
sanitaires dans le monde et plus particulièrement pour le réconfort
des malades les plus pauvres. Les camilliens sont dans 40 pays, dans les
cinq continents. Ils ont 175 hôpitaux et cliniques dans le monde
et 28 centres de prise en charge thérapeutique du VIH. Ils ont
une grande expérience historique dans ce domaine des soins des
maladies infectieuses.
En effet, depuis le XVI siècle, ils ont
toujours été présents dans les zones où sévissait
la peste. Plus de 400 d’entres eux en sont morts soignant les patients
infectés.
Depuis plus de 10 ans,
les Camilliens ont initié, depuis puis une dizaine d’années,
des travaux de recherches biomédicales en vue d’améliorer
la Prise en charge thérapeutique des malades du Centre médical
St Camille. Avec les limites des moyens en place, il fallait donc un centre
plus approprié à cet effet.
STRUCTURATION DU CERBA:
Au rez-de-chaussée : (de gauche à droite) un dépôt
pharmaceutique, des laboratoires pour des analyses de routine (Hématologie,
Bactériologie, Parasitologie, Bactériologie, Immunologie),
des services de prise en charge médicale de traitement ambulatoire.
A l’étage : les différents laboratoires de recherches
: culture cellulaire, PCR-Séquençage, NMR, HPLC, Spectrométrie
de masse….
OBJECTIF DU PROJET
Inauguré le 14 Octobre 2006 sous le Haut Patronage du Président
du Faso , Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, le Centre de Recherche
Biomoléculaire, Pietro Annigoni (CERBA) a comme buts principaux
:
Objectif principal:
Contribuer à améliorer la santé des populations au
Burkina et en Afrique par des recherches et la formation de jeunes médecins,
pharmaciens et biologistes.
Objectifs spécifiques:
Potentialiser le service de Traitement Ambulatoire
du CERBA pour la prise en charge de certaines pathologies génétiques
et infectieuses. Notamment la prise en charge médicale des malades
du SIDA par les Antirétroviraux (ARV) ; le soin de leurs maladies
opportunistes ; le suivi clinique des enfants drépanocytaires.
Améliorer la qualité de la prise
en charge médicale par la recherches cliniques sur le VIH,
la tuberculose, le paludisme et de certaines maladies génétiques.
Notamment les facteurs susceptibles qui induisent la progression ou la
temporisation vers l’état SIDA, la prévention de la
transmission mère enfant du VIH, les suivis biologiques : numération
des CD4/CD8 ; le dosage de la charge virale, l’identification des
résistances aux ARV
Recherches fondamentales, biomoléculaires
et pharmacologiques: Recherche sur les génotypes et les
mutants/recombinants VIH, séquençages, recherche sur le
vaccin thérapeutique pédiatrique de l’UNESCO, immuno-stimulation
avec des peptides synthétiques recombinants et recherche pharmacologique
des extraits de plantes immuno-stimulantes et antivirales ; isolement
du principe actif par HPLC, NMR, spectrométrie de masse.
Création d’un Master (DEA) universitaire
de génétique moléculaire dans notre centre
de recherche en syntonie avec les universités de Ouagadougou, de
Brescia (Italie), de Rome Tor Vergata (Italie), de La Sapienza (Italie)
et de Sassari (Italie), l’Université saint Thomas (Ouagadougou)
et l’université de Bobo :
Initiation de jeunes médecins,
pharmaciens et biologistes à la recherche scientifique : prise
en charge des malades du VIH/SIDA; recherches pour des mémoires
de DEA et thèses en génétique moléculaire
en utilisant les instruments modernes de PCR, culture cellulaire, séquençage,
HPLC, NMR, Spectrométrie de masse.
LES PARTENAIRES DU CERBA:
– Le Ministère de la Santé
du Burkina Faso,
– L’Université de Ouagadougou
– L’Université de Saint Thomas
(Ouagadougou)
– L’Université de Bobo-Dioulasso
– Le Centre Muraz de Bobo-Dioulasso
– L’OMS
– L’UNESCO
– Fondation mondiale de recherche et de prévention
SIDA, (Pr Montagnier)
– L’Université de Brescia (Italie)
– L’Université de Rome Tor Vergata
(Italie)
– L’Université de Rome La Sapienza
(Italie)
– L’Université de Sassari (Italie)
– Institut Supérieur de la Santé
(Rome – Italie)
– Medicus Mundi
– Gruppo RADIM (Italia)
UN REVE: LA MORT DU VIH.
La recherche scientifique d’hier constitue la thérapie médicale
d’aujourd’hui, tandis que les études qui s’effectuent
présentement modèleront la médecine de demain. Ensemble,
soutenons la recherche scientifique afin d’ouvrir de nouvelles voies
thérapeutiques pour la médecine du futur.
"A l’heure de la globalisation et de la mondialisation,
un fait devient certain : Un jour viendra, dans lequel, le VIH/SIDA disparaîtra
de la face de la terre, laissant derrière lui que des cicatrices
d’amour entre les Hommes et la Solidarité entre les peuples".
Prof. Jacques SIMPORE
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